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Jusqu'ici, Gaddy Games était surtout connu pour Dig or Die (2018), un genre de Terraria de science-fiction. Après une période d'accès anticipé, il vient de sortir son nouveau jeu Plan B : Terraform (2025), mélange de gestion d'usine et de city-builder à l'échelle d'une planète, qui rencontre lui aussi un grand succès.
Le studio a été fondé en 2011 par le Français Nicolas Gadenne. Ce diplômé d'une école d'ingénieurs, passé par Eugen Systems, une SSII et divers studios fermés depuis, développe d'abord quelques jeux mobiles et des "advergames", des jeux publicitaires.
Tout en accomplissant aussi quelques missions de prestation auprès de marques, en 2015 il lance l'accès anticipé de son premier jeu sur Steam, Dig or Die. D'un seul coup, tout change...

Comment s'est passé la transition vers le développement de vos propres jeux à plein temps ?
Nicolas Gadenne : En 2015, je sors en accès anticipé un jeu plus ambitieux que les précédents, Dig or Die. Et là, énorme succès – à mon échelle. C'était vraiment la surprise. J'avais fait un Ulule qui avait échoué [en ne récoltant que 2000 €], et j'avais même des entretiens d'embauche programmés, c'est dire ma confiance... Je suis donc passé développeur indé à temps plein depuis ce jour, et j'y suis toujours.
J'ai bossé depuis mon salon jusqu'à la fin du developpement de Dig or Die en mars 2019, puis je suis parti en coworking (je recommande !), puis j'ai pris un bureau lors du début de la production du nouveau projet – Plan B : Terraform – afin de pouvoir embaucher un puis deux autres développeurs.
Ça fonctionne comment au quotidien, le développement dans un espace coworking ?
La plupart des gens en coworking viennent avec leur ordinateur portable en mode nomade, mais là où j'étais je pouvais laisser mon PC fixe avec deux écrans, donc matériellement pas de soucis. La difficulté arrive quand on doit passer beaucoup d'appels ou visios, ou recevoir des gens – il y a des salles de réunion partagées mais ça reste moins pratique qu'un bureau.
