Livraison hebdo de 💾Checkpoint, la newsletter qui fait le tri dans l'actualité du jeu vidéo

Bonjour. En direct de ma bouilloire thermique, je vous donne une info non-JV en exclusivité : fait chaud.

Publicité pour la Steam Machine par Valve

Récap' de la semaine

  • Les détails de la Steam Machine sont connus : le cube coûte 1 039 € pour sa version la moins chère, pour des performances comparables à un PC de moyenne gamme. Il est donc plus coûteux qu'une PS5 pro, ce qui n'en fait pas vraiment la console de salon abordable avec catalogue PC que Valve imaginait. Dommage, parce que la presse a pu le tester et tout le monde en est sorti ravi. LDLC en profite pour sortir sa propre version au même prix.
  • GTA 6 est en pré-commande à 60 € (malgré un prix officiel annoncé de 80 €) et n'aura pas de multi à sa sortie, toujours prévue le 29 novembre sur PS5 et Xbox Series. Débourser 20 € de plus donne droit à "l'édition ultime", avec des bagnoles et des cosmétiques exclusifs. Notez que la version physique du jeu aura juste un code dans la boîte pour le télécharger, ce qui va anéantir toute possibilité de revente d'occasion.
  • La crise de l'industrie française du jeu vidéo prend une ampleur inédite, alerte le Figaro, qui note qu'entre Nacon, Quantic Dream, Don't Nod et les studios Xbox, "la majeure partie des fleurons nationaux se retrouvent en danger au même moment" alors que les offres d'emploi dans le JV ont diminué de 95% en une année en Île-de-France. Dans l'article, un patron prédit qu'il pourrait y avoir "de 2 000 à 3 000 professionnels sur le carreau sous deux ans, sur les 15 000 de l’industrie française."

Et aussi :

  • Le studio parisien Douze Dixièmes, créateur du récent metroidvania MIO : Memories in Orbit, ferme, apprend-on dans le même article du Figaro.
  • L'équipe de Luna Abyss est elle aussi virée, malgré le très bon accueil réservé au jeu il y a un mois.
  • Pour info, les soldes d'été commenceront ce soir sur Steam (et donc sur plein d'autres boutiques de jeux).
  • La pétition Stop Killing Games, qui voudrait que les jeux ne puissent plus être débranchés par leur éditeur, n'obtient pas de grande victoire auprès de la Commission Européenne. Celle-ci promet juste de lancer une discussion avec les acteurs du secteur sur la fin de vie des jeux et rappelle qu'il existe déjà des lois pour protéger les consommateur·ices.
  • Sjoerd De Jong, l'un des piliers de l'Unreal Engine depuis 1999, dont le boulot consistait à promouvoir le moteur, quitte l'entreprise. Un signal vraiment pas anodin, annoncé deux jours après la sortie de la note d'intention de l'UE6 qui vante l'intégration de l'IA dans le moteur.
  • La jaquette de GTA 6 a été dévoilée pour annoncer le début des précommandes. Un redditeur a vite remarqué une énorme erreur dessus : on y voit la gueule d'un alligator avec 60 dents, alors que les alligators ont au moins 74 dents. J'ai bien peur qu'il faille repousser le jeu une nouvelle fois.
Pas mal non ? C'est français
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Allez d'accord !

Sorties marquantes

Deer & Boy, un jeu automnal où il fait plus frais qu'en été

Plus tôt cette semaine :

  • Sand : Raiders of Sophie (désolé mais quel nom naze) est sorti lundi en accès anticipé. Je surveille depuis longtemps ce jeu de pilotage de grosses machines post-apo en coop', mais sa démo récente, trop brute de décoffrage et mal expliquée, m'avait beaucoup refroidie. Les premières évaluations, hélas, ne sont pas bonnes non plus. (16 €, PC)
  • Deer & Boy est sorti mardi. Ce sidescroller d'un petit studio parisien mélange plateformes et énigmes, à la Inside mais en positif et mignon puisqu'on y suit un gamin accompagné d'un faon. (18 €, PC, PS5, Xbox Series, Switch)